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Auteur : admin6819

« Personne ne le fera mieux que toi… » : quand le talent mène à l’asphyxie

« Personne ne le fera mieux que toi… » : quand le talent mène à l’asphyxie

« Personne ne le fera mieux que toi… » : quand le talent mène à l’asphyxie

Voilà l’article auquel Sandrine Meyfret a eu le plaisir de contribuer la semaine dernière …
Et surtout, prenez soin de vous.
« Personne ne le fera mieux que toi… » : quand le talent mène à l’asphyxie:
 
« Le premier obstacle, très souvent, c’est soi-même », Marie-Claire Capobianco, première femme à avoir intégré le comex du groupe BNP Paribas.

« Le premier obstacle, très souvent, c’est soi-même », Marie-Claire Capobianco, première femme à avoir intégré le comex du groupe BNP Paribas.

Créatrice de la première banque privée de France et première femme à avoir intégré le comex du groupe BNPPARIBAS,  Marie-Claire Capobianco a, durant toute sa carrière, balayé d’un revers de manche l’idée selon laquelle les femmes n’étaient pas suffisamment compétentes pour accéder à des postes à hautes responsabilités. Retour sur le parcours de cette autodidacte, avec le bac pour seul diplôme

« Je n’avais pas prévu de devenir membre du comex ou même d’être la première femme à l’intégrer » confie Marie-Claire Capobianco au début de notre entretien sur Zoom. Pour cette femme qui a commencé en agence à l’âge de 19 ans, avec le bac pour seul diplôme, c’est la passion qui a été moteur de son parcours « Je me suis toujours passionnée pour ce que j’ai fait. J’ai toujours vécu intensément les différents postes que j’ai occupés, en y trouvant beaucoup d’intérêt, de plaisir et de convictions à les développer ».

Le goût du risque

 Mais c’est aussi le goût du risque qui l’a menée là où elle est aujourd’hui « j’ai osé, à certains moments accepter des propositions à risque ». En effet, qu’il s’agisse d’ouvrir l’ensemble des activités du groupe au sein d’une région ou encore d’implanter la première banque privée de France et de l’exporter dans plusieurs pays, la femme aux cheveux d’argent ne refuse aucune proposition. Mieux encore, elle fait de chaque mission un succès. C’est ainsi qu’elle succède à François Villeroy de Galhau, polytechnicien, à la tête des réseaux France du groupe. Un poste qui, naturellement, la mène à faire partie du comité exécutif de l’un des dix plus grand groupe bancaire dans le monde.

Le lien comme moteur

 Une carrière dans la banque qu’elle embrasse par hasard après des études avortées en psychanalyse. « J’ai très rapidement voulu être financièrement autonome et quand je suis rentrée dans la banque c’était parce qu’il fallait que je travaille » raconte-t-elle sans aucune nostalgie. Car pour Marie-Claire Capobianco, dans la psychanalyse comme dans la banque, tout est question de relation humaine « qu’il s’agisse de parler avec des équipes, des clients ou quel que soit le sujet, finalement ça se résume toujours à ça ».  Sa chance, comme elle aime le rappeler, a été aussi de pouvoir s’épanouir dans ses activités. « Dès que je suis rentrée, J’ai adoré le contact. Je dis souvent que j’ai fait 3 découvertes successives : les clients, les entrepreneurs et les équipes. Ces 3 coups de foudre, ont fait que je suis restée à la banque et que j’y ai fait ma carrière ».

Lorsqu’on lui parle des obstacles auxquels elle a dû faire face, elle répond que « le premier obstacle, très souvent, c’est soi-même ». Et d’ajouter « on voit beaucoup de femmes qui ne font pas ce qu’elles pourraient faire parce qu’elles ne s’estiment pas légitimes ». Un biais qu’elle n’a pas « comme tout le monde, je me suis toujours posée des questions sur ma capacité à faire. En revanche, à chaque fois que je me suis posée des questions telles que :  est-ce que je vais savoir ? est-ce que je vais pouvoir ? Je me suis dit pourquoi pas, dès lors que je m’en donnais les moyens ». Pour cette autodidacte, il n’y a aucune raison de faire moins bien que quelqu’un d’autre. Un leitmotiv qui lui a permis de surmonter certains obstacles, parfois sans en prendre pleinement conscience. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle occulte la réalité du terrain et des sujets majeurs comme la place de la femme dans l’entreprenariat ou l’égalité des chances.

Ses combats pour l’égalité

 « Tout a commencé lorsque Dunya BOUHACENE Fondatrice de Women Equity for Growth et Présidente de Women Equity Partners, s’est rapprochée de moi pour proposer à la BNP de sponsoriser un index pour mesurer le nombre et la performance des entreprises dirigées par des femmes, comparé à celles dirigées par des hommes » explique Marie-Claire Capobianco. C’est ainsi que la directrice de l’activité banque privée prend conscience  que les réseaux féminins n’étaient pas tournés vers le business et qu’il n’existait pas assez de chiffre pour prouver que les femmes n’étaient pas assez nombreuses à la tête des entreprises et dans l’économie en général. « A partir de cette prise de conscience, j’ai pu, dans mon activité professionnelle et dans mon engagement personnel, les deux se confondant, travailler pour pouvoir accompagner les femmes entrepreneures ». S’ensuit alors la création de Connect Hers, un programme destiné à accompagner les femmes dans le développement de leurs projets entrepreneuriaux, mettre en place les conditions de leur réussite et promouvoir l’égalité hommes-femmes. 2 milliards de crédit par an sont alors débloqués par le groupe pour les femmes entrepreneures « j’ai construit finalement tout un ensemble de brique au sein de BNP Paribas pour faire en sorte qu’il y ait plus de femmes entrepreneures ».

Mais ses batailles ne s’arrêtent pas là, elle est également très engagée sur des sujets comme l’égalité des chances « un sujet majeur pour moi parce que je pense que s’il y a un sujet d’inégalité en France, c’est bien celui de l’égalité des chances, Je crois qu’une économie doit être nécessairement inclusive pour mieux vivre ensemble. Dès lors que j’ai cette conviction, j’ai toujours fait en sorte que mes actes soient alignés par rapport à ça. » conclut cette dernière.

« Dans l’incapacité mentale de changer des draps » : couples trentenaires et féminisme, c’est pas gagné

« Dans l’incapacité mentale de changer des draps » : couples trentenaires et féminisme, c’est pas gagné

Ils sont trentenaires et se sont construits sur l’idée de l’égalité hommes-femmes. Mais de la théorie à la pratique, il y a parfois un monde de freins (in)conscients. Entre bonnes volontés et lutte au quotidien, chronique d’une recherche d’équilibre nourrie de remises en question.

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La neurobiologiste Catherine Dulac décrypte les rouages de l’instinct parental

La neurobiologiste Catherine Dulac décrypte les rouages de l’instinct parental

Catherine Dulac est professeure et directrice de laboratoire à Harvard et à l’institut médical Howard Hughes, aux Etats-Unis. Elle vient de se voir récompensée pour avoir découvert les neurones de l’instinct parental chez la souris. Une percée qui pourrait ouvrir la voie à une meilleure compréhension des rôles adoptés par les hommes et les femmes dans la société.

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Réouverture des écoles : la carrière des mères actives sous pression

Réouverture des écoles : la carrière des mères actives sous pression

Bonjour à toutes et tous, Voici un article auquel j’ai collaboré avec plaisir… encore bien confinée à la maison mais avec la joie d’apporter des idées et du soutien…

#soutien #femme #urgence #woman #womanempowerment #vieprovieperso, #emploi # #recrutement #egalitéprofessionelle,

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Charge mentale et confinement : comment éviter la surchauffe ?

Charge mentale et confinement : comment éviter la surchauffe ?

Publié le 1 avril 2020 à 16h00

Télétravailler, gérer sa maison, faire étudier ses enfants… Avec le confinement, des tonnes de taches nous incombent. Aurélia Schneider, psychiatre spécialiste en psychothérapies comportementales et cognitives et auteure de La charge mentale et celle des hommes, mieux la détecter pour prévenir le burn-out (Larousse) nous donne des clés pour se ménager.

 

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La vulnérabilité au Covid-19 : une affaire de sexe et de genre ?

La vulnérabilité au Covid-19 : une affaire de sexe et de genre ?

Par Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur et membre du Comité d’Ethique de l’Inserm où elle co-dirige le groupe « Genre et Recherche en Santé » — 28 mars 2020 à 18:48 dans LIBERATION

 

Les hommes sont-ils plus menacés que les femmes ? Les statistiques du corona virus sont encore trop incomplètes pour trancher, mais l’analyse des interactions entre facteurs biologiques et socio-culturels liés au sexe apporte un éclairage indispensable aux recherches en infectiologie.
• La vulnérabilité au Covid-19 : une affaire de sexe et de genre ?
Tribune. Les femmes et les hommes courent-ils les mêmes risques face au Covid-19 ? Existe-t-il des différences entre les sexes dans les taux de d’infection et de mortalité par le virus ? Ces questions circulent dans les médias et réseaux sociaux depuis la publication en février 2020 d’un rapport du Centre chinois de prévention des maladies, selon lequel 51,4 % des personnes contaminées sont des hommes avec un taux de mortalité 2,8 % contre 1,7 % pour les femmes (1). En Italie, les hommes représentent 60% des cas d’infection et en décèdent plus que les femmes (2). Quel crédit accorder à ces chiffres ? Et quelles explications peut-on proposer ?
Il est important de noter que les estimations statistiques disponibles à ce jour sont préliminaires. Elles portent sur des échantillons relativement limités de dossiers médicaux de patients. Elles doivent être complétées par des études épidémiologiques à grande échelle, qui jusqu’à présent font défaut, que ce soit en Chine, en Italie ou ailleurs dans le monde.
Quant aux raisons qui pourraient expliquer une différence de mortalité entre les femmes et hommes, une piste sérieuse est celle des différences entre les sexes dans les modes de vie et les états de santé. En Chine, plus de la moitié des hommes fument contre seulement 2% des femmes chinoises. Les maladies pulmonaires chroniques dues au tabagisme et à la pollution, ainsi que les pathologies cardiovasculaires touchent davantage les hommes, avec en conséquence un plus fort impact sur la mortalité de l’épidémie de Covid-19 (3) (4).
Ces facteurs de risque évidents n’excluent pas la recherche de spécificités biologiques liées au sexe dans les défenses immunitaires. Dans une expérience réalisée en 2017 (5) sur quelques dizaines de souris infectées par le coronavirus du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère), les mâles étaient plus gravement atteints que les femelles, ce qui a conduit les auteurs de l’étude à poser l’hypothèse d’un rôle protecteur des hormones femelles (oestrogènes), mais seulement chez les souris… L’extrapolation sans nuance de ces mécanismes à l’humain reste spéculative en l’absence de données scientifiques solides.

Sur le plan clinique, il est reconnu que les femmes sont plus susceptibles de contracter des maladies auto-immunes comme le lupus ou l’arthrite rhumatoïde (6). Les mécanismes sous-jacents sont loin d’être élucidés. En ce qui concerne la vulnérabilité aux infections de coronavirus tels que le Sras et le Mers (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), des données épidémiologiques indiquent un taux de mortalité des hommes légèrement supérieur à celui des femmes, sans qu’on sache en déterminer l’origine (3).

 

En attente des statistiques genrées
Impossible en effet de faire la part entre des différences biologiques liées au sexe dans les défenses immunitaires et le rôle des facteurs socioculturels liés au genre. La répartition différente des activités et des rôles sociaux des femmes et des hommes constitue une source majeure d’inégalités entre les sexes dans les risques d’exposition au virus, la vulnérabilité à l’infection, la prise en charge médicale, et au final dans les taux de mortalité (7). Pour l’infection par le Covid-19, qui est d’ampleur planétaire, les statistiques genrées seront riches d’enseignement. On peut s’attendre à ce que la proportion de femmes et d’hommes victimes de l’infection varie significativement selon les pays en fonction des normes de genre et des inégalités socio-économique. Dans nos sociétés occidentales, les femmes sont majoritaires dans les métiers de santé, les services à la personne, le commerce (caissières, vendeuses), le nettoyage, autant de situations qui les placent en première ligne face aux risques de contamination (8).
Dans le domaine de l’infectiologie, comme dans de nombreux sujets de santé publique, l’analyse des interactions entre les facteurs biologiques liés au sexe et les facteurs socio-culturels liés au genre apporte un éclairage indispensable pour rendre compte de la complexité de l’ensemble des déterminants de santé de la population. Depuis 2013, les actions menées par le groupe «Genre et recherche en santé» du comité d’éthique de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) s’inscrivent dans ces perspectives (9). L’enjeu est d’enrichir nos connaissances par des approches pluridisciplinaires, associant sociologie, épidémiologie et études de genre, en étroite collaboration avec les recherches cliniques et biomédicales. Il s’agit aussi d’affiner les réflexions sur les moyens de prévention et d’information auprès des populations vulnérables, et des femmes en particulier.
(1) Vital Surveillances: The Epidemiological Characteristics of an Outbreak of 2019 Novel Coronavirus Diseases (Covid-19). China CDC weelkly 2, 113-122, 2020. (2) https://www.epicentro.iss.it/coronavirus/bollettino/Bollettino-sorveglianza-integrata-COVID-19_12-marzo-2020.pdf (3) Do Women And Men Have A Coronavirus Risk Gap? Carmen Niethammer, Forbes 6 mars 2020. (4) Why the Coronavirus Seems to Hit Men Harder Than Women, New York Times, 20 février 2020. (5) Sex-based differences in susceptibility to SARS-CoV infection Channappanavar R et al. J Immunol. 2017. (6) Women and Autoimmune Diseases, DeLisa Fairweather and Noel R. Rose. (7) Covid-19: the gendered impacts of the outbreak, mars 2020. (8) Haut Conseil à l’Egalité «Santé et accès aux soins: une urgence pour les femmes en situation de précarité» par Danièle Bousquet et Geneviève Couraud, 2017.(9) «Genre et Recherche en Santé», Comité d’éthique de l’Inserm. (9)

Six dirigeantes françaises d’envergure nous disent comment elles luttent contre le sexisme

Six dirigeantes françaises d’envergure nous disent comment elles luttent contre le sexisme

Christine Lagarde en est l’un des exemples les plus saisissants : les femmes sont ultra-minoritaires au sommet du monde économique. À l’occasion du 8 mars, nous avons essayé de comprendre pourquoi, où sont les blocages, et tenté d’identifier des solutions avec six dirigeantes françaises d’envergure.

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HISTOIRE : Depuis quand la femme veut-elle être l’égale de l’homme ? un article dans « Ça m’intéresse » à redécouvrir

HISTOIRE : Depuis quand la femme veut-elle être l’égale de l’homme ? un article dans « Ça m’intéresse » à redécouvrir

Depuis qu’un certain Aristote a qualifiée la femme d’ « inférieure », il y a 2400 ans…

Le 23 juillet 2014, Le parlement adoptait définitivement le projet de loi sur « L’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». C’est « le dernier saut qui manquait pour permettre aux hommes et aux femmes de vivre l’égalité réelle », déclarait alors Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes. Depuis que le philosophe grec Arisote figea au IVe siècle avant J.-C, le principe de l’infériorité des femmes par nature, il aura donc fallu plus de 2 400 ans à ces dernières pour accéder à une égalité pleine et entière.

 

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